Septembre 2018

MSP. Objectif qualité

Valérie Devillaine
Le 16 mai, quelques dizaines de professionnels de santé étaient réunis à Bobigny pour un colloque sur le thème « Maison de santé pluriprofessionnelle : quelle qualité dans la prise en charge “routinière” des patients ? ».
Le Concours médical s’est notamment intéressé à la qualité dans l’organisation des soins et l’évaluation des performances.

 

Le Dr Yassine Hilal, médecin généraliste au sein de la maison de santé pluriprofessionnelle Miriam-Makeba, créée il y a deux ans à Bobigny, avait donné rendez-vous à tous ceux qui s’intéressent à cet exercice coordonné, regroupé pour un colloque sur le thème de la qualité de la prise en charge en MSP.

Le Dr Didier Ménard, généraliste à Saint-Denis et représentant la Fédération des maisons et pôles de santé d’Île-de-France, s’est d’abord exprimé sur le sens concret d’un exercice coordonné, qui doit toujours se faire en accord avec le patient. Il distingue quatre niveaux de coordination :

– la coordination des soins, autour d’un épisode spécifique, le b.a.-ba d’une équipe de soins primaires, où la coordination est en général assurée par le soignant référent ;

– la coordination du parcours de soins, qui s’inscrit dans le temps, dans le cadre de la maladie chronique et dans la vie de la personne et qui sollicite l’intervention d’autres acteurs (consultations de spécialistes, examens complémentaires…). Cette coordination peut être réalisée par un soignant de l’équipe ;

– la coordination du parcours de santé, sur un itinéraire de vie : question sociale, culturelle, psychologique, professionnelle… Les solutions ne dépendent alors pas de la compétence du médecin. Un acteur de la MSP devra trouver les ressources dans la MSP ou ailleurs ;

– enfin, la coordination du projet de santé qui a vu l’émergence du métier de coordinateur(trice) « organisateur du projet de santé, tel un chef d’orchestre ou un metteur en scène ». La Fédération française des maisons et pôles de santé (FFMPS) a d’ailleurs travaillé avec l’École des hautes études en santé publique (EHESP) pour mettre au point une formation à ce nouveau métier. Quelque 150 personnes ont été formées l’an dernier, et une deuxième session est en cours.