Janvier 2019

TÉLÉMÉDECINE*. Les bonnes pratiques du soignant et du patient

LA PLACE CLÉ DES PATIENTS

Les patients ont d’ailleurs été au coeur de ce congrès et l’accent a été mis sur la formation qu’ils peuvent recevoir pour appréhender au mieux ce nouvel acte de télémédecine qui peut être accompli par le médecin. « La télémédecine est embryonnaire dans notre domaine mais cette pratique est très importante, a indiqué Mina Daban, fondatrice et présidente de l’association Leucémie myéloïde chronique (LMC) France. La préparation des patients est donc fondamentale. » Comment répondre à ce besoin ? L’association LMC France est, depuis 2016 déjà, dans une démarche de formation des patients avec une offre de e-learning gratuite qui s’inscrit dans une volonté d’intégration du patient et de sa famille. « Les patients atteints d’une LMC sont souvent isolés et la formation en e-learning leur permet de mieux connaître leur maladie et de devenir acteurs de leur parcours de soins », a-t-elle expliqué. Aux cinq socles de formation déjà présents sur la plateforme d’e-learning – chronicité/observance/qualité de vie, soins de support/apport sur la qualité de vie, droit/social, actualisation et avancées de la recherche – va être ajouté un autre socle sur la télémédecine. « Il s’agit d’une nouvelle manière de soigner les patients qui comporte des exigences toutes aussi importantes que les consultations classiques, a soutenu Mina Daban. Certes, la télémédecine permet un transfert de données, évite les déplacements et permet de pallier les déserts médicaux, mais attention, cet acte ne va pas remplacer le colloque singulier. »