Mars 2019

GRAND DÉBAT. Quelles sont vos propositions ?

Fanny Napolier et Karen Ramsay

« TROIS À CINQ ANS POUR CHAQUE ÉTUDIANT EN ZONE SOUS-DOTÉE »

Généraliste, libéral, 45-55 ans

« Contribution de 3 à 5 ans pour chaque étudiant sortant de la fac pour exercer dans les zones en pénurie, y compris les spécialistes, avec en parallèle une limite d’installation dans les zones surdotées. Les soins primaires doivent pouvoir être rémunérés dans une enveloppe globale de soins et prévention au prorata de la patientèle MT et des tranches d’âge. Pourquoi pas un forfait pour tout ce qui est suivi des maladies chroniques, un forfait prévention et un paiement à l’acte pour tous les autres actes ? »

 

« LA CONSULTATION À 50 € ET LA VISITE À 70 € »

Généraliste, libéral, 45-55 ans

« Pourquoi les jeunes médecins ne s’installent plus ? Car le rapport temps/bénéfice est devenu défavorable. Avec toutes les tracasseries administratives. Doubler la consultation à 50 euros et la visite à 70 euros et on verra des médecins intéressés, qui pourront travailler moins, prendre plus de temps avec chaque patient qui, mieux pris en charge, reviendra moins souvent. Tout le reste, c’est de la poudre aux yeux. Tant qu’un médecin avec la responsabilité qui lui incombe dans la prise en charge de ses patients gagne autant que le coiffeur et moins que le pédicure d’à côté, la situation n’évoluera pas. »

 

« DES INFIRMIERS DIPLÔMÉS POUR LES CONSULTATIONS COURANTES »

Généraliste, libéral, 55-65 ans

« Modifier l’accueil et la prise en charge des patients en ville. Les consultations courantes et simples (gastro, grippe, cystite, certains renouvellements...) prises en charge par des infirmiers diplômés (bac+5). Le médecin arrive en deuxième ligne si mise en évidence d’une consultation complexe par la consultation d’accueil ou programmation de suivi ou de bilan pour pathologie complexe.

La rémunération de la consultation simple peut être diminuée (moins de 25 euros) et permettre une meilleure rémunération de la consultation complexe à laquelle on peut attribuer plus de temps. Rendre attractive la profession de médecin généraliste pour les jeunes praticiens en passant à un salariat. Il y a actuellement trop de charges (environ 50 %) et pas assez de sécurité ou de souplesse (en cas de maladie, désir de formation, repos, loisirs ...) Prévoir des maisons médicales qui regroupent tout cela. »