Mai 2019

RÉGION BRETAGNE. « Le CHU de demain doit porter ses missions hors les murs »

Karen Ramsay

De nouveaux métiers qui rappellent ce volet consacré au management dans les établissements de santé dans le plan « Ma santé 2022 »…

Oui tout à fait. Nous avons au CHU deux postes de cadres dédiés aux séjours complexes et seize infirmières de parcours (cancérologie, SLA, coordination de greffes, prise en charge du spina-bifida, parcours en Ehpad), dont un recrutement en septembre pour le parcours stomisé du patient sur le GHT. Celles-ci permettent d’organiser l’amont et l’aval d’une hospitalisation : assurer le lien avec le médecin traitant en amont, le tenir informé tout au long de l’hospitalisation, et préparer la sortie à domicile ou dans les structures d’aval.

Nous avons aussi mis en place fin 2018 une astreinte infirmière qui répond, en première ligne, aux appels des équipes soignantes ou des médecins de ville qui travaillent en Ehpad, pour éviter des transferts inadéquats à l’hôpital, et favoriser le maintien dans ces structures et, demain, à domicile.

Ces métiers de coordination des parcours de santé ont vocation à se développer pour que le parcours du patient ne soit pas un parcours du combattant mais qu’il soit bien coordonné et organisé entre les différents partenaires. Il y a aussi beaucoup à attendre des infirmières de pratique avancée qui vont favoriser la gestion des parcours des malades chroniques, notamment à l’aide des objets connectés. L’organisation du parcours connecté sera un nouveau métier de demain qu’il faut préparer.