Décembre 2019

RECOMMANDATIONS DE LA HAS. Violences conjugales : comment repérer et orienter les victimes ?

COMMENT AGIR ?

En cas de situation jugée grave : conseiller à la femme de porter plainte, l’informer du droit de quitter le domicile conjugal avec les enfants, l’orienter vers des associations spécialisées et, « si besoin, faire un signalement » avec son accord. En aucun cas, le médecin peut décider de prévenir seul les autorités.

En cas de « risque élevé », mettre en place un « plan de sécurité », par exemple en convenant avec des membres de la famille ou des amis de confiance « d’un message codé destiné à les alerter en cas de danger imminent », ou en identifiant à l’avance « un lieu où se réfugier ».

Et si la patiente ne souhaite pas porter plainte ? « Attention, prévient Humbert de Fréminville, médecin généraliste et médecin légiste à Lyon. Tout comme les victimes de sectes, la femme maltraitée est sous emprise. Il ne faut pas la juger, mais lutter contre ce mécanisme sans l’effrayer, ce qui peut retarder la prise en charge. » En cas de doute, ne pas insister et lui laisser le temps de se décider.

Établir un certificat médical le plus précis possible, qui puisse être utilisé pour faire valoir les droits de la victime et obtenir une mesure de protection.

Proposer une hospitalisation sans délai avec possibilité de changer de lieu d’hospitalisation en fonction du danger.