Mars 2020

ENDOMÉTRIOSE. Quelle prise en charge en région ?

Si le centre de l’endométriose du groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph fait souvent figure de référence nationale dans le traitement de cette maladie chronique, du côté de Lyon ou d’Avignon, des spécialistes tentent également de mieux coordonner la prise en charge des patientes.

 

Entre six et dix ans. C’est la durée moyenne de l’errance médicale pour les patientes atteintes d’endométriose avant la pose du premier diagnostic. Une maladie chronique qui touche environ 10 % des femmes en âge de procréer, indique l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Soit potentiellement 2 millions de personnes en France, selon les estimations basses des spécialistes. Comment réduire le délai de prise en charge ? Pourquoi est-ce si long ? Quelles alternatives ? D’Avignon à Lyon, médecins et agences régionales de santé (ARS) tentent de proposer des solutions à travers une approche pluridisciplinaire.

« Nous avons absolument besoin de travailler avec toutes les spécialités médicales possibles », lance Olivier Donnez, gynécologue à Avignon. À la clinique dans laquelle il exerce, il a initié des réunions pluridisciplinaires pour proposer de nouvelles solutions aux patientes. Car si l’endométriose est une maladie inflammatoire chronique, elle se caractérise par des symptômes qui peuvent différer d’une patiente à l’autre – douleurs, règles abondantes, fatigue chronique, problèmes de fertilité… Elle peut aussi être asymptomatique. Pris isolément, ses symptômes peuvent aussi ne pas alerter les soignants. « Tous les professionnels devraient être capables de diagnostiquer l’endométriose. Aujourd’hui, c’est loin d’être le cas », continue le gynécologue.