Le Concours Médical
Mars 2020

POLÉMIQUE. CPTS et ARS, un dialogue parfois difficile

L’ambiance est électrique entre la CPTS Santé Seine Essonne et l’ARS Île-de-France.
En cause, une « décision d’opposition » à l’encontre de cette structure qui couvrait, en 2018, un bassin de vie de 169 421 habitants.

 

« On a proposé à l’ARS une solution clé en main, cohérente et bien organisée. Aujourd’hui, ils viennent détruire des années de travail, des partenariats solides… » Nathalie Charbonnier est découragée. Le 18 février dernier, l’ARS Île-de-France a formulé une « décision d’opposition » à l’encontre de la CPTS Santé Seine Essonne dont elle est la présidente. Ce document précise que « considérant que [sa] CPTS présente un chevauchement de territoire d’actions sur les communes d’Évry-Courcouronnes et de Lisses avec le territoire d’une autre CPTS avec laquelle une tentative de rapprochement a échoué », et après « examen comparatif des deux projets de santé des CPTS » intégrant ces communes, l’agence « a retenu » le projet de santé de la CPTS Centre Essonne porté par l’association Apes, pour sa « dynamique territoriale », « son territoire intégrant une commune prioritaire pour l’ARS en matière de lutte contre les inégalités », « son projet respectant davantage les prérequis attendus par l’Agence en lien avec le projet régional de santé » et ses éléments de gouvernance « davantage développés ».

« On n’y croit pas une minute !, lance Damien Nicolini, infirmier et président d’Espace Vie. Ils nous ont reproché de porter, sous la seule bannière Espace Vie, plusieurs projets de CPTS. On avait déjà une vision territoriale de la santé. Mais on s’apparentait à une CPTS départementale. L’ARS nous a demandé de découper le territoire, et c’est ce que nous avons fait. »