Le Concours Médical
Mars 2020

APC-HANDICAP.ORG. Accompagner la « re-vie »

Jonathan Herchkovitch
Après un accident ou une maladie provoquant une atteinte médullaire, les patients subissent des hospitalisations de plusieurs mois, et ressortent paraplégiques ou tétraplégiques.
L’Association Point carré handicap, située à l’hôpital de Garches (Hauts-de-Seine), les accompagne lors de l’hospitalisation, mais surtout à la sortie pour aider le retour à une vie « normale ».

 

Accidents de la route, de plongeon, de ski, de surf, de rugby, accidents de la vie, maladies neuromusculaires… L’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine) est spécialisé dans la prise en charge d’adultes et d’enfants paraplégiques ou tétraplégiques dont le handicap est d’origine traumatique ou non. Ces patients, dont les séjours longs se comptent en mois, voire en années, ont besoin d’un soutien extramédical. C’est dans cette optique qu’intervient l’Association Point carré handicap (APCH) . Elle est née en 1959, sous l’impulsion d’un ancien patient, André Milesy, qui l’a dirigée jusqu’à son décès, en 2001. Cet ancien expatrié en Afrique, devenu tétraplégique, a réuni un groupe de patients de l’hôpital autour d’un projet original : la création d’un journal, Le Point carré, encore diffusé aujourd’hui.

L’association a progressivement étendu ses activités pour accompagner les patients dans la durée. « Ce sont des personnes qui sont détruites psychologiquement, explique Nadine Vaugeois, employée multicasquettes de l’association. Notre but, c’est de les préparer à leur nouvelle vie dans un esprit de reconstruction globale du patient. » Cet accompagnement que propose l’APCH se traduit d’abord par un soutien pendant l’hospitalisation.

 

UNE ASSOCIATION INTÉGRÉE À L’HÔPITAL

L’APCH est localisée au sein de l’hôpital. Ses bénévoles vont au contact des patients et peuvent les accompagner dans leur cheminement, dans un rôle différent des soignants et de l’entourage : soutien moral, appui administratif, adaptation à la vie hospitalière. Mais son rôle va plus loin. Elle renforce aussi les capacités de soins de réadaptation de l’hôpital, dont les budgets sont limités. « Nous dépensons entre 50 000 et 60 000 euros par an pour l’hôpital, souligne Mounir Al Rafei, président de l’APCH. Nous finançons une partie de l’espace sportif à travers certains stages proposés par l’hôpital, ou du matériel. »