Le Concours Médical
Octobre 2020

ARTICLE 51. Projet PacO, le parcours obésité en région Paca

Porte d’entrée dans le dispositif PacO, le médecin traitant adresse le patient au médecin endocrinologue ou nutritionniste ou au chirurgien qui évalue l’éligibilité du patient au parcours et les différents scénarios possibles. « Au-delà de ce simple adressage en tout début de parcours, on souhaiterait l’impliquer davantage, notamment lors de la RCP, en l’invitant par exemple à y assister ou à donner un avis écrit afin de souligner tout élément important concernant ce patient. On voudrait également l’inciter à s’impliquer dans la surveillance et le bilan post-chirurgical nutritionnel chaque année, comme recommandé par la Haute Autorité de santé », explique la coordinatrice.

Le médecin traitant est aussi invité – avec son équipe – à des formations DPC réalisées par les CSO : chirurgie bariatrique, impact sur le versant sociologique, nutritionnel ou psychologique, prise en charge multifactorielle, éducation thérapeutique du patient tout au long du suivi… Objectif : assurer une cohérence des discours et des pratiques au niveau régional.

 

UNE ÉQUIPE SOLIDE

L’équipe, obligatoirement pluriprofessionnelle, compte, en plus du chirurgien, un médecin endocrinologue ou nutritionniste, un diététicien, un psychologue ou un psychiatre, un professionnel de l’APA ou un masseur-kinésithérapeute, ou encore une infirmière, tous formés à la chirurgie bariatrique et à l’ETP, pour prendre en charge la population cible : patients avec un IMC supérieur à 40 ou entre 35 et 40 (en cas de complication sévère potentiellement améliorée par la chirurgie) et parfois en grande vulnérabilité (sociale, financière, éducative, sanitaire). Bilans cardiovasculaire, pulmonaire, digestif ou encore gynécologique, complications métaboliques, évaluation psychiatrique (à l’aide d’une fiche spécifique établie) sont formalisés par l’équipe autour du patient. Le forfait par patient est fixé à 2 124 euros (618 euros pour le forfait préopératoire et 1 506 euros pour le postopératoire). L’objectif est d’inclure 2 100 patients dans l’expérimentation sur une période de cinq ans.