Le Concours Médical
Décembre 2020

PORTRAIT. Éric Prou : bon pied, bon oeil !

Hélène Colau
Le président du Conseil national de l’Ordre des pédicures-podologues est sur tous les fronts. Et depuis début 2020, il s’implique également dans la nouvelle CPTS du pays de Retz. Pour lui, que ce soit avec le Collège national en pédicurie-podologie ou le Haut Conseil des professions paramédicales, tous les moyens sont bons pour faire avancer la reconnaissance de sa profession.

 

À ses débuts, dans les années 1990, « l’exercice était très isolé, se souvient Éric Prou. Mais avec les autres professionnels de santé du territoire où je me suis installé, nous avons naturellement commencé à travailler ensemble, même si nous n’étions pas physiquement regroupés au sein d’une maison de santé. Et l’histoire nous a donné raison ! Aujourd’hui, avec la montée en puissance des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), auxquelles vont être alloués des financements de plus en plus importants, l’exercice coordonné va devenir la règle ». Autant dire qu’en février dernier, quand un projet de CPTS a émergé dans le pays de Retz (Loire-Atlantique), où il exerce depuis près de trente ans, Éric Prou n’a pas hésité une seconde à embarquer dans l’aventure. Car la notion du collectif, ce pédicure-podologue libéral l’a dans le sang. En témoignent les multiples engagements, associatifs ou plus institutionnels, qui jalonnent son parcours.

 

PARTIR DANS L’INCONNU

Ce goût des autres profondément enraciné se devine dès les prémices de son engagement professionnel. « Tout jeune, j’ai su que je voulais travailler dans le milieu médical ou paramédical, par appétence pour le soin en général. » C’est pourquoi, une fois le bac en poche, il se présente au concours d’entrée dans les écoles de kinésithérapie, de pédicure-podologie et d’infirmière. Il est reçu aux deux derniers. Mais après quelques jours de réflexion, il prend la décision qui donnera tournure à toute sa carrière. « C’était comme partir dans l’inconnu, car je connaissais moins bien la pédicurie-podologie que les soins infirmiers, même si j’avais bénéficié d’orthèses plantaires dans ma jeunesse. »