Avril 2019

JOURNÉES FFMPS. Le pluripro, une évidence !

QUELLE PLACE POUR LES NOUVEAUX MÉTIERS ?

Les ateliers et sessions plénières ont été l’occasion d’aborder la question des nouveaux métiers. Quelle place pour l’assistant médical au sein d’une équipe ? Comment intégrer l’infirmière en pratique avancée* ? Comment ces compétences individuelles se mettront-elles au service du collectif ? Edwige Genevois, coordinatrice en MSP, a salué le travail des coordinateurs, un métier « pas simple à exercer » en raison de doutes au sujet de leurs missions, de leur intégration « pleine et entière » à l’équipe, ou encore aux relations employeur-employé qui témoignent de « nouveaux constats de dérives ». Une commission a d’ailleurs été créée au sein de la fédération pour promouvoir cette fonction et répondre aux questions des équipes. Cette reconnaissance doit aussi passer par les pouvoirs publics, a rappelé la formatrice relais Pacte BFC, notamment « avec l’obtention d’un référentiel métier et d’une convention collective ». Elle a souligné l’importance d’inscrire l’assistant médical « dans une volonté d’équipe et pas seulement par la seule volonté des médecins », et l’infirmière en pratique avancée dans des « pratiques moins segmentées, pour devenir des IPA d’équipes de soins primaires, intervenant dans la gestion des parcours patients, le suivi des pathologies chroniques ou des soins non programmés ».

Lors de la première séance plénière, Cécile Courrèges, directrice de la DGOS, a rappelé qu’il fallait penser l’exercice coordonné dans « son évolution et dans ses relations avec son territoire », soit ouvrir de nouvelles possibilités aux structures de soins coordonnés, penser l’exercice dans sa diversité et à l’échelle territoriale : « Vous avez été, vous êtes et vous continuez à être à l’origine de plusieurs projets de CPTS, car dans plusieurs territoires, il existe une filiation directe entre MSP et CPTS (…) Il ne doit pas y avoir de concurrence entre les ESP, les MSP et les CPTS. » Nicolas Revel, pour sa part, s’est dit « ouvert à ce que la réflexion s’engage » au sujet d’un financement qui reflèterait davantage l’activité réelle de la structure d’exercice coordonnée en équipe pluriprofessionnelle de proximité.

* Retrouvez, dans le prochain numéro (mai 2019), un dossier sur les infirmières en pratique avancée.