Mai 2019

EXPÉRIMENTATION RÉGIONALE. Infarctus, accident vasculaire cérébral : suivi en mode DiVa

Christine Maillard

Des entretiens, programmés avec les pharmaciens hospitaliers (durant l’hospitalisation et deuxième visite à trois mois) en alternance avec les pharmaciens officinaux (deux entretiens pendant le parcours), visent à faire acquérir aux patients des connaissances sur leur thérapeutique médicamenteuse, renforcer leur adhésion thérapeutique et diminuer les complications iatrogènes (voir encadré p. 12).

En outre, ce projet expérimente un nouveau mode de rémunération forfaitaire globalisé permettant de valoriser l’activité de tous (tarification forfaitaire au parcours).

De quoi emporter, fin 2018, l’approbation du Comité technique national chargé d’instruire les projets d’expérimentations prévues dans le cadre de l’article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale. L’inclusion du premier patient est fixée au 1er septembre 2019, la fin de l’expérimentation en août 2024.

Le projet comporte aussi une évaluation médico-économique(2), comparant, après tirage au sort, ce suivi intensif au suivi habituel, en milieux urbain (Dijon, Beaune) et semi-rural (Semur-en-Auxois, Châtillon-sur-Seine, Chaumont, Langres). « 430 patients seront inclus dans le bras intensif pour les AVC et 430 pour les infarctus », précise le Pr Maurice Giroud, pour qui « DiVa est un modèle de prise en charge des maladies chroniques, qui réinvente le suivi des AVC et celui des IDM, qui représentent à eux deux un défi au système de santé. »

2. Nombre de sujets nécessaires : 1 720 patients, dont 860 post-AVC (430 en suivi intensif, 430 en suivi habituel) et autant en post-IDM. Chaque année, 1 650 AVC et 1 620 IDM sont traités au GHT 21-52.