Novembre 2019

PORTRAIT. Théo Lemouton : aux petits soins des futures mères

Laure Martin

En 2017, en arrivant à Paris, il contacte la MSP des Deux Portes, par le biais du Réseau de santé périnatal parisien dont il est adhérent, et se retrouve dans l’aventure. « C’était important pour moi de faire partie d’une MSP car cela offre une vie d’équipe. On s’intéresse aux autres soignants… aux patients aussi. Car nous sommes beaucoup plus complémentaires. Nous offrons une large palette de soins, une prise en charge plus globale. » La MSP déménage, juste après son arrivée, dans de nouveaux locaux, avec un projet de santé bien élaboré, basé sur la santé de la femme et de l’enfant, la prise en charge des personnes âgées, des patients atteints de maladies chroniques et des personnes en situation de handicap. « Nous souhaitons mettre en place des ateliers d’éducation thérapeutique du patient sur le diabète gestationnel et le diabète en général, et aussi effectuer de la prévention sur la désinsertion socioprofessionnelle et le burn out. »

 

CO-LEADER, CO-COORDINATEUR

Au sein de la MSP, l’ancienne coordinatrice, médecin et leader, était très impliquée. « Lorsqu’elle a arrêté son exercice pour partir à la retraite, nous nous sommes retrouvés seuls avec nous-mêmes, sans leader. » Les dix professionnels de la structure décident alors de tous devenir leaders et coordinateurs. Théo Lemouton suit d’ailleurs une formation de coordinateur financée par l’ARS Île-de-France à l’École des hautes études en santé publique (EHESP). « C’est important car nous voulons essayer de nous professionnaliser sur la coordination mais cela prend du temps. » Sa formation, qui se termine fin 2019, lui permet d’acquérir des bases solides car jusqu’à présent les professionnels de la MSP manquent d’outils. « Nous avons longtemps été dans un entre-deux avec de nombreux projets en tête mais nous ne savions pas comment les mettre en place. Alors nous nous sommes répartis les tâches de coordination, comme la gestion du projet immobilier ou les protocoles, par groupe de deux ou trois. » Mais cette organisation est amenée à évoluer puisque les professionnels de santé viennent de valider l’embauche d’un coordinateur.

Sa formation, qui se termine fin 2019, lui permet d’acquérir des bases solides car, aujourd’hui, les professionnels de la MSP manquent d’outils. « Nous sommes actuellement dans un entre-deux : nous avons de nombreux projets en tête mais nous ne savons pas comment les mettre en place. Alors nous nous répartissons les tâches de coordination (gestion du projet immobilier, protocoles, etc.) par groupe de deux ou trois. » C’est aussi pour cela qu’il s’est inscrit à cette formation de l’EHESP, même s’il a conscience qu’avec son emploi du temps, il lui sera compliqué d’assurer cette tâche tout seul.