Janvier 2020

EXPÉRIENCE PATIENT. La France a encore des progrès à faire

Laure Guéroult-Accolas, présidente de l’association Patients en réseau, elle aussi invitée à l’Open Fnim, apporte sa pierre à l’édifice en parlant des parcours de radiothérapie. « On vient pour quelques minutes de traitement à l’hôpital, mais parfois sans connaître l’heure précise de passage. Certains centres anticipent, et proposent toujours les mêmes horaires de passage, en tenant compte des besoins des patients, note-t-elle, reconnaissant que les choses commencent à bouger. Accompagner les patients, leurs proches et les soignants : c’est aussi ça, faire remonter l’expérience patient. »

 

ACCOMPAGNER LES PATIENTS

L’organisation, l’accompagnement, la simplification des démarches font partie des points à améliorer pour la Fnim. En marge de l’étude qu’elle a présentée, elle pose la reconnaissance de l’expertise patient comme condition indispensable à une bonne prise en charge. Une fois remplie, elle ouvre la porte à une amélioration de l’éducation thérapeutique, à la formation de patients partenaires et au développement des études centrées patients.

La Fnim et les associations proposent également la création d’une plateforme destinée aux patients chroniques et à leur accompagnement, notamment sur les aspects communs (droits sociaux, alimentation, bien-être…), ainsi qu’une meilleure formation des médecins à la relation patient.

Professionnels de santé, associations, patients, universités… Un changement du paradigme du soin est à la portée du système de santé. Il en va de l’amélioration de la prise en charge pour le patient, mais pas seulement. « C’est aussi un souci d’efficacité, et d’argent dépensé par le système de santé. » Et c’est Camille Thérond-Charles, mère d’une patiente chronique, qui le dit.