Le Concours Médical
Mars 2019

GRAND DÉBAT. Quelles sont vos propositions ?

Fanny Napolier et Karen Ramsay
Alors que la santé n’a pas été retenue dans les thématiques du grand débat lancé par Emmanuel Macron, Le Concours médical, Egora-Le Panorama du médecin et egora.fr ont choisi de vous donner la parole. Comment mieux rémunérer les soins primaires ou assurer un accès aux soins de qualité ? Petit aperçu de vos nombreuses contributions.

 

« CONSOLIDER LE STATUT DE L’ASSISTANT MÉDICAL »

Généraliste, libéral, 55-65 ans

« L’accès aux soins primaires doit être étudié en fonction des territoires (nombre d’habitants, proximité d’une structure de soins). Pour ce qui est du financement : l’ARS, les URPS et/ou le conseil régional. Rémunération à l’acte avec forfait de garde. Le temps médical est toujours amputé, mais le concept d’assistant médical est bien mais il faut consolider son statut juridique et sa rémunération. Pour la carte hospitalière (…), je pense que les structures de soins qui fonctionnent bien avec un budget correct devraient être encouragées en améliorant la qualité des prestations. »

 

« JE N’AI PLUS AUCUNE CONFIANCE EN L’AVENIR DU SYSTÈME DE SANTÉ »

Généraliste, libéral, 35-45 ans

« L’immense majorité des médecins n’ira jamais s’installer là où il n’y a plus de service public, d’école, de spécialiste, de service de garde, de SAU. Il faudrait que les médecins déjà installés dans d’autres secteurs puissent faire des consultations dans des maisons médicales financées par l’État ou les communes (…). Je suis certain que l’exercice multi-sites plairait à de nombreux médecins, dont moi-même, même en rase campagne, à condition que tout soit mis en place pour que l’on n’ait pas à gérer nous-mêmes ces différents sites au niveau du secrétariat, du ménage, de la paperasse... Une combinaison de forfait plus paiement à l’acte serait souhaitable pour rémunérer les soins primaires. Le système de forfaitisation n’est cependant pour l’instant pas vraiment opérationnel : bugs INR, non-prise en charge des biologies réalisées à l’hôpital... Il faut que le gouvernement élabore un système fiable, opérationnel, et équitable. On ne peut se contenter du bricolage actuel.